Le compte-titres ordinaire, ou CTO, permet de détenir de nombreux instruments financiers sans plafond légal de versement.
Il peut compléter un PEA et une assurance-vie pour financer des revenus à la retraite.
Son intérêt dépend du portefeuille et de la fiscalité des opérations.
1. CHOISIR LES INSTRUMENTS SELON L’OBJECTIF
Actions, obligations, fonds et ETF peuvent répondre à des besoins différents. Les dividendes sont décidés par les sociétés et ne sont pas garantis. Les obligations présentent des risques de défaut, de taux et parfois de change. Un fonds diversifie certaines expositions mais conserve ses risques de marché et ses frais.
Les produits structurés doivent être étudiés à partir de leur documentation. Une protection du capital peut être partielle ou ne jouer qu’à l’échéance, sous réserve de la solvabilité de l’émetteur ou du garant. Une vente anticipée peut entraîner une perte.
Certains établissements permettent de conserver des parts immobilières, mais leur inscription au compte ne transforme pas des revenus fonciers en revenus mobiliers. Il faut vérifier le régime réel de chaque instrument.
2. COMBINER DISTRIBUTIONS ET VENTES
Pour dégager un revenu, vous pouvez percevoir les distributions ou vendre progressivement une partie du portefeuille. Une vente peut consommer du capital ; des retraits élevés pendant une baisse de marché peuvent réduire durablement la capacité du portefeuille à financer la retraite.
Prévoyez une réserve de liquidités et un calendrier de retraits. La liquidité du CTO dépend des titres détenus : les actifs non cotés ou certains produits peuvent être difficiles à céder.
3. APPLIQUER LA FISCALITÉ DES REVENUS ET DES GAINS
Pour un résident français relevant du régime général en 2026, les revenus mobiliers et les plus-values imposables sont normalement soumis à 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %. Des contributions supplémentaires peuvent concerner les hauts revenus et des régimes particuliers peuvent s’appliquer.
L’option pour le barème est globale pour les revenus et gains entrant dans son champ. Elle doit être comparée au régime forfaitaire pour l’ensemble du foyer. L’abattement de 40 % concerne certains dividendes éligibles soumis au barème ; il ne s’applique pas aux intérêts ou à toutes les distributions de fonds.
Les moins-values de cession de valeurs mobilières s’imputent sur les plus-values de même nature selon les règles légales, avec report possible sur dix ans. Elles ne se déduisent pas directement des dividendes ni du revenu global.
CONCLUSION : PRÉPARER LA TRANSMISSION
Un compte-titres peut être transmis par donation ou succession. Pour des titres reçus à titre gratuit, le prix d’acquisition retenu pour une vente future est généralement leur valeur déclarée pour les droits de mutation, avec les ajustements prévus. Cette règle ne dispense pas des droits de donation ou de succession éventuellement dus.
Une donation avant cession doit être réelle et intervenir avant que la vente soit juridiquement réalisée. Le démembrement appelle une analyse particulière du prix et de la plus-value.
Une souscription dans une PME peut parfois ouvrir un avantage fiscal, mais le CTO ne le procure pas à lui seul. L’éligibilité de l’entreprise, du souscripteur et de la souscription doit être vérifiée ; un achat de titres sur le marché secondaire ne répond pas aux mêmes conditions.
IB Gestion Privée peut vous accompagner dans le choix des supports et l’organisation des retraits, en intégrant la fiscalité du foyer et vos autres ressources de retraite.
Références de vérification
Mise à jour : 22 octobre 2026